Le mot biscuit est le résultat de l’évolution linguistique du terme « besquis » qui, au Moyen Âge, faisait référence à « des petits pains que l’on appelle besquis parce qu’ils sont cuits de deux à quatre fois ». Ce terme vient lui-même du latin « panis biscotus », signifiant « pain cuit deux fois », et dont on trouve les premières occurrences dès le Xe siècle.
La deuxième cuisson, à 90-100ºC, était en fait une façon d’assécher complètement le biscuit, pratique maintenant disparue. Le biscuit d’aujourd’hui devrait donc plutôt s’appeler « biencuit ».
Rien de surprenant que cet aliment porte le nom de « biscuit » en anglais britannique, « biscotto » en italien, et « beschuit » en néerlandais. Il faut toutefois noter qu’aux États-Unis, le mot « biscuit » n’a pas le même sens et se réfère plutôt à un aliment qui s’apparente plus à un petit pain ou à un scone, et contient nécessairement un agent pour faire gonfler la pâte.
Au Canada anglais, les deux mots sont interchangeables selon les régions, le mot « biscuit » étant le plus souvent réservé aux galettes sèches et dures alors que le mot « cookie » se rapporte plus aux gâteries plus sucrées et plus tendres.
Le biscuit était surtout utilisé par les marins à l'époque puisqu'il restait comestible plus longtemps que le pain et pouvait se conserver des années s’il était protégé de l’humidité.
Pour en savoir plus :
Biscuit dans Wikipedia, version anglaise (la version française est peu élaborée).
Biscuit dans Le grand dictionnaire terminologique de l’OQLF.